Avec l'exposition "Jeunes Créateurs", chacun des candidats a carte blanche pour présenter son travail actuel. Encore étudiants ou tout juste au début de leur carrière leur démarche et leurs réalisations seront mises en lumière lors de cette exposition.
La ville de Pontault-Combault récompensera les exposants par l'attribution d'un prix d'une valeur totale de 3 000 euros à répartir entre les participants.
Artistes exposant
Fanny Alizon
« J’ai envie de parler de tout. Mettre en lumière des gens ou des choses qui sont souvent mises de côtés ou reléguées à la culture de masse et au fond de la classe. Je croise les clichés et les images populaires à mon expérience personnelle, de mes passions d’un jour à mes chevaux de bataille.
Avec la naïveté et l’enthousiasme du non spécialiste, j’explore différentes techniques pour tenter de fabriquer un reflet exagéré et fantasmé de la société dans laquelle je me trouve. Une sorte de miroir déformant qu’on trouverait à la fête foraine. On trouve ça fou et marrant, mais l’image réelle derrière les artifices, c’est bel et bien la nôtre. »
Anaïs Gauthier
« La mise en réseau comme circuit fermé sur lui-même, cyclique et stagnant pour traiter du corps et des ambiguïtés qui l’habitent, notamment des dualités, est à l’origine de ma réflexion actuelle. Ici, la question de la répétition, est envisagée davantage comme un moyen de trouver une issue à l’intérieur d’un même schéma pour sortir d’une mécanique cyclique. En effet, ma réflexion se porte sur une façon de s’extraire et de s’ouvrir à des modulations en mettant en place une progression dans la répétition par un mouvement de martèlement. Celui-ci provoque une altération dans le temps sur une forme en céramique. Je m’intéresse notamment à la question de l’habitat en considérant l’espace et le corps comme indissociables, l’un comme extension de l’autre se manifestant par exemple par des signes de propriété comme la clôture. J’établis des parallèles entre les transformations touchant les architectures et celles que traverse un individu en transposant une machine de chantier, la grue, à une échelle humaine. J’utilise des références architecturales religieuses telles que les muquarnas ou les arcs brisés, à l’origine utilisés pour immerger les individus dans une élévation.»
Romain le Badezet
« Autour du dessin, de la peinture et du collage, les formes que je crée naissent de jeux spontanés. C’est une sorte de bricolage intuitif basé sur des gestes simples. J’aime quand les procédés de fabrication sont apparents, quand l’image ne cache pas le processus déployé. Les techniques que j’utilise sont diverses et variées, mais elles prennent toujours en compte l’utilisation de matériaux pré-existants que je puise dans la vie quotidienne : empreintes d’emballages industriels collectés dans la rue, assemblages de fragments de papiers peints récupérés et de matériaux divers, dégradation d’images issues de la presse locale ou encore vieilles toiles découpées et rapiécées. Je recycle un peu tout ce que j’ai à portée de main pour tenter de révéler des zones troubles et harmonieuses, des compositions maintenues entre ce qui est produit et de ce qui a disparu, une relecture poétique des rebuts. »
Marie-Cécile Marques
Marie-Cécile Marques vit et travaille à Arcueil. Attachée aux images et à l’immédiateté du dessin, elle pratique aussi la sculpture, la peinture et plus récemment l’animation.
Sur le papier, sur la toile, sur les écrans se sont des paysages énigmatiques qui surgissent et intriguent. Des secrets, des inquiétudes germent avec la couleur, la mélancolie se dilue tendrement dans l’aquarelle, l’encre et l’huile.
La délicatesse fusionne avec la tension dans un décor à mi-chemin entre la figuration et l’abstraction.
Les toiles de Marie-Cécile Marques semblent hantées par des choses, des monstres, et des curiosités formelles.
Son territoire imaginaire composé à partir d’objets de rebus est à l’image de son ambiguïté : à la fois drôle et dramatique, doux et dur, inutile et indispensable. Surtout indispensable.
Vernissage samedi 25 janvier à 12h
Développée depuis 17 ans par la ville de Pontault-Combault en collaboration avec l'atelier de la cour carrée, , La programmation d'art contemporain répond à une double préoccupation : diffuser le travail des artistes contemporains et accompagner le public dans leurs découvertes.
Contact
Atelier de la Cour carrée - 01 70 05 47 18 - cour.carree@free.fr
Horaires d’ouverture
- mardi, jeudi 16h-18h
- vendredi 16h-19h
- mercredi et samedi 10h-12h30 et 13h30-18h
Savoir + : 01 70 05 47 18, www.pontault-combault.fr
