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Auditorium de la Bibliothèque Georges Perec - Champs-sur-Marne
Gratuit. Sur réservation.
Culture, Conférence / Débat / Rencontre
Les murs n’oublient pas : représentations contemporaines du traumatisme de la dictature militaire argentine
Organisé par :
Université Gustave-Eiffel
5 boulevard Descartes 77420
Site web
À partir de 1977, dans le contexte de la dictature militaire argentine (1976-1983), les Mères de la Place de Mai commencent leurs marches hebdomadaires devant le siège du gouvernement afin de dénoncer les disparitions forcées et le terrorisme d’État. Elles réclament la libération de leurs enfants, majoritairement étudiants, enseignants ou ouvriers, enlevés, torturés puis assassinés dans des centres clandestins. Plus de quarante ans après le retour de la démocratie, le mouvement reste actif et s’est même renouvelé grâce à l’engagement des générations suivantes. Les muralistes, héritiers d’une longue tradition artistique locale et continentale, ont rejoint la lutte en faisant des murs du pays un support de revendications politiques et commémoratives. Ils tentent alors de reconstruire une mémoire collective à partir d’événements non vécus directement, mais constitutifs de l’identité nationale.
Cela soulève plusieurs questions auxquelles nous apporterons des pistes de réflexion : Comment les nouvelles générations s’approprient-elles cet héritage historique traumatique ? Comment rendre hommage à des victimes dont le nom n’a jamais pu être apposé sur une sépulture ? Comment laisser une trace de l’absence, de l’insondable et de l’indicible ? L’analyse sera prolongée vers l’actualité politique afin de comprendre de quelles façon ces artistes continuent de s’organiser sous la présidence négationniste de Javier Milei.
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Docteure de l’Université Bordeaux Montaigne, Caroline Prévost est actuellement rattachée au laboratoire LISAA (Littératures, Savoirs et Arts) de l’Université Gustave Eiffel. Ses recherches portent sur le muralisme et, plus largement, sur les formes d’interventions artistiques et politiques dans l’espace public argentin au XXIᵉ siècle. Elles s’inscrivent dans une réflexion sur les grands enjeux sociétaux contemporains, notamment les luttes féministes, les problématiques environnementales, la reconnaissance des cultures autochtones et les processus mémoriels liés à la dernière dictature argentine.