Environnement

Une Agglo zéro phyto

Soucieuse de préserver son riche patrimoine naturel, l’Agglo est pleinement mobilisée dans une gestion écologique de ses espaces verts.

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Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé de transition énergétique pour la croissance verte impose aux collectivités territoriales de ne plus faire usage de produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces végétalisés. Une décision que l’Agglo avait déjà adoptée depuis plusieurs années !

Plus aucun produit phytosanitaire n’est utilisé par les équipes de l’Agglo

Un territoire sans pesticides

Paris – Vallée de la Marne s’est engagée dans la préservation de la biodiversité bien avant l’entrée en vigueur de la loi Labbé et son objectif « zéro phyto ». Depuis près de dix ans, l’Agglo met en œuvre une gestion différenciée de ses 600 hectares d’espaces verts, basée sur le développement de l’éco-pâturage, l’utilisation de produits biologiques, une réduction de la fréquence des tontes mais aussi le fauchage tardif de certaines zones naturelles.

De nouvelles alternatives

Trouver des méthodes alternatives efficaces aux produits phytosanitaires en fonction du niveau d’exigence des espaces à entretenir, c’est l’engagement pris par l’Agglo pour faire du territoire une référence en matière de gestion environnementale. Les agents intercommunaux des espaces verts participent pleinement à la mise en place de cette démarche de gestion écologique.

Mise en place d’opérations d’éco-pastoralisme

Les animaux sont devenus des partenaires privilégiés pour la bonne gestion des espaces naturels. Brebis, vaches, ânes, interviennent pour différentes tâches comme, par exemple, la « tonte » de touffes d’herbes. L’Agglo fait aussi régulièrement appel à des entreprises spécialisées en débardage – transport des arbres abattus sur le lieu de coupe – par traction animale. Un mode de collecte qui n’altère en rien les milieux naturels.

Mise en place de désherbage manuel

Pour limiter la pousse et le développement des plantes indésirables, l’Agglo a recours au paillage. C’est la meilleure alternative au désherbage chimique ! Le paillage, en plus de limiter l’essor de mauvaises herbes, maintient l’humidité du sol et le protège des pluies et des températures extrêmes.

Pour désherber, les agents intercommunaux utilisent aussi des produits naturels à base de pélargonium, une substance aux effets herbicides secrétée par le géranium.

Mise en place de mobilier urbain plus écologique

Même le mobilier urbain de l’Agglo se met au vert ! La direction des parcs et forêts et les agents de l’atelier menuiserie du Centre Technique Intercommunal (CTI), travaillent conjointement afin de renouveler progressivement les corbeilles de rues, les barrières forestières et les panneaux d’information de l’Agglo. L’intérêt : rechercher des alternatives aux bois exotiques, précédemment utilisés pour la construction du mobilier. Désormais, le nouveau mobilier sera fabriqué exclusivement avec des essences d’arbres élevés en France.

Un engagement récompensé

Pour ses efforts vers un entretien raisonné de ses nombreux espaces végétalisés, Paris – Vallée de la Marne a été récompensée. Le parc de Noisiel, l’un des poumons verts du territoire, a – pour la deuxième fois consécutive – été labélisé Écojardin pour une durée de cinq ans, avec une note quasi parfaite de 97/100. Avec une vaste zone humide, une faune et une flore importantes, de l’éco-pâturage et l’absence totale de traitement phytosanitaire, le parc de Noisiel est exemplaire en matière de développement durable.

Un produit phytosanitaire, c’est quoi ?
Les produits phytosanitaires – appelés aussi pesticides – sont des substances chimiques conçues pour éradiquer des organismes considérés comme indésirables ou nuisibles (insectes, rongeurs, champignons, etc.). Présents dans les sols, dans les cours d’eau, sur les végétaux, ils nuisent à la santé humaine et dégradent la biodiversité.

Que dit la loi Labbé ?
Depuis 2017, cette réglementation interdit aux collectivités territoriales de répandre des produits phytosanitaires pour entretenir les espaces verts. À compter du 1er juillet 2022, l’interdiction sera étendue aux parcs et jardins privés, aux jardins de copropriétés, aux cimetières, terrains de camping, hébergements touristiques, pistes d’hippodromes, parcs d’attractions, etc. En 2025, les terrains de sport seront aussi concernés par cette interdiction.